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L’exploit réussi par Djamel Belmadi l’été dernier en menant la sélection algérienne vers le sacre africain alors que personne ne misait sur les Verts a remis en confiance les techniciens africains, notamment les jeunes parmi eux qui voient désormais en l’entraineur algérien un modèle à suivre.

C’est le cas de le dire pour l’ex-vedette du football tunisien, Radi El Djaâidi, qui, dans un entretien accordé à France football n’a pas tari d’éloges sur l’ancien joueur de Manchester City. «Belmadi a su comment profiter de son expérience acquise à travers les longues années passées au Qatar sur le banc de Lekhouia (actuellement Al-Dahil) et la sélection nationale locale pour hisser l’Algérie à la plus haute marche du football africain.




Désormais, il est devenu un modèle pour nous les techniciens arabes et africains», a-t-il dit, appelant à ce que l’entraineur local en Afrique ait la confiance voulue de la part de la fédération de son pays pour réussir.

Et d’ajouter : «regardez ce qu’a réalisé Belmadi avec l’Algérie. Il a su inculquer cette culture de la gagne à ses joueurs, et la volonté de tout donner sur le terrain. Il les a aussi remis en confiance et a consolidé l’harmonie au sein du groupe, ce qui leur a permis de s’illustrer lors de la CAN et mériter amplement leur sacre africain».




L’entraîneur tunisien a, en outre, estimé que les entraîneurs africains sont toujours victimes de la pression des dirigeants, poursuivant : « Même la fédération algérienne se serait passée des services de Belmadi et le remplacer par un entraîneur étranger s’il n’avait pas réussi lors de la CAN.

C’est une règle générale dans le football africain où les responsables n’offrent pas des conditions de travail suffisantes et un soutien psychologique adéquat à l’entraîneur local ».




Interrogé sur les raisons ayant fait que la sélection tunisienne se contente jusque-là d’un seul trophée africain remporté en 2004 à domicile, Al-Jaâidi a imputé cette situation à la mauvaise gestion, déplorant que le fait que l’entraîneur et les joueurs n’aient toujours pas assez de temps pour mettre en application un ‘’vrai’’ programme de travail.




À ce propos encore, il a fait savoir qu’en Tunisie, «la sélection est basée sur les joueurs de seulement trois clubs, à savoir l’Espérance, le club africain et l’ES Sahel, alors où est le reste? La sélection a besoin de l’apport de tous les clubs qui sont censés l’alimenter continuellement par leurs meilleures pépites rivaliser entre tous les clubs, qui doivent fournir les meilleurs jeunes joueurs, et briller périodiquement dans les compétitions africaines interclubs « .

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