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Ligue 1 : Le mercato des riches et des pauvres

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Ligue 1 : Le mercato des riches et des pauvres

Ce qui est perceptible dans le mercato d’été pour cette saison, c’est la présence de deux catégories de clubs : ceux gérés par des entreprises et d’autres qui comptent sur eux-mêmes et attendent les subventions des autorités locales devenant otages des promesses de ces dernières.

Le CR Belouizdad et après quatre saisons de son affiliation au Groupe Madar, a réussi un mercato considéré comme le meilleur et le plus en vue aussi bien sur le plan technique d’expérience, et ce, au niveau de tous les compartiments. Tout le monde d’ailleurs dans le club, qu’il soit entraîneur ou supporter, a compris que l’équipe qui vient d’enchaîner trois titres de champion de suite, doit bien se renforcer pour conserver son acquis.

Mieux, au ‘’Chabab’’ on libère les joueurs de la réserve, devenus l’objet des convoitises de nombreux clubs, ce qui montre que la réflexion dans ce club a changé, car l’on ne joue plus le gagne petit, mais l’on exige plutôt d’être toujours les meilleurs et rester au top ? Des caractéristiques dignes des grosses écuries.

Beaucoup commenteront sans aucun doute que ce club a un énorme potentiel financier qui lui permet d’engager tout joueur qu’il désire, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des autres formations de l’élite. Le fait que le CRB est mis sous la bannière de Madar est déjà un gage de réussite, bien que le CRB ne dispose pas d’installations sportives propres à lui. Mais d’autres clubs, gérés à leur tour par des entreprises publiques et n’ont pas de problèmes financiers, courent après des titres depuis plusieurs années.

C’est le cas pour le MC Alger qui a changé de politique de recrutement cet été en allant chercher les meilleurs joueurs sur le marché des transferts, des joueurs recelant du potentiel technique et aussi de l’expérience africaine, car le président du club, Hadj Redjem, a compris qu’un club de l’envergure du Doyen doit avoir les meilleurs dans ses rangs, et non pas des joueurs de paliers inférieurs.

Des clubs comme l’USM Alger et le CS Constantine, et bien qu’ils soient gérés par des entreprises, s’illustrent cet été par leur mauvaise gestion qui leur valent d’interminables problèmes avant même le début du nouvel exercice.

Quant à la JS Kabylie, et en dépit de sa crise financière causée notamment par le blocage de son compte bancaire, a réussi un recrutement jugé très satisfaisant, tout en parvenant à garder l’ossature de l’effectif de l’exercice passé que l’équipe avait terminé à la deuxième place synonyme d’une qualification à la prochaine édition de la Ligue des champions.

Pour sa part, l’Es Sétif, le seul club algérien à avoir participé jusque-là à un Mondial des clubs, s’est retrouvé contraint de changer de politique à cause de ses problèmes financiers. La direction de l’Aigle noir a engagé des joueurs du deuxième palier, se permettant aussi de soumettre certains éléments aux essais, alors que leur équipe constituait, jusqu’à un passé récent, l’eldorado des ‘’vedettes’’ du football national.

Quant aux autres équipes, qui sont pauvres, et qui continuent de crouler sous le poids des dettes, elles n’ont pas d’autres choix que de compter sur des joueurs des divisions inférieures chaque saison en raison de leurs moyens financiers très limités, non sans s’exposer aux plaintes de ses joueurs vu que dans la plupart des cas leurs dirigeants se montrent incapables d’honorer les ‘’petits’’ salaires de leurs joueurs.
Malgré tout cela, on a souvent remarqué que le niveau entre les clubs de la première catégorie et ceux de la seconde est très rapproché. Pis, dans certains matchs, l’argent ne fait pas la différence.

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