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L’annonce par la Fédération algérienne de football (FAF) de la fin prématurée des différents championnats à cause de la pandémie de coronavirus a soulagé tout le monde à l’USM Bel-Abbès, mais l’avenir de ce club de Ligue 1 est toujours dans le flou, s’est inquiété lundi le président du club sportif amateur (CSA).

« Nous sommes certes soulagés par la décision de la FAF d’arrêter définitivement le championnat, surtout que nous étions dans l’incapacité de reprendre la compétition à cause des nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés, mais l’avenir du club est dans le flou », a déclaré, à l’APS, Abbes Morsli.




Avant l’interruption de la compétition en mars dernier à cause de la pandémie, l’USMBA occupait la 12e place au classement après 22 journées. Cette équipe, qui avait pourtant terminé sur le podium la phase aller, n’était pas à l’abri d’une mauvaise surprise au vu de l’enchaînement de ses résultats négatifs, rappelle-t-on.

« Il y avait danger en la demeure si le championnat s’était poursuivi, surtout que les joueurs ont perdu patience pour leur argent, eux qui n’ont pas été payés depuis pratiquement le début de cet exercice », a encore dit le même responsable qui place tous ses espoirs sur les autorités de wilaya pour « remettre de l’ordre dans la maison ».




C’est pour cette raison d’ailleurs que le président du CSA/USMBA a demandé audience auprès du wali, a-t-il informé, regrettant au passage que les membres de la société sportive par actions (SSPA), l’organe censé gérer l’équipe première de football, « n’aient donné aucun signe de vie depuis un bon bout de temps ».

Cela se passe, selon le même interlocuteur, au moment où le mercato estival va ouvrir ses portes dans deux jours, « sans que la direction du club n’ait engagé aucune démarche pour lever l’interdiction de recrutement qui frappe l’USMBA à cause de ses nombreuses dettes envers d’anciens joueurs ».




« Pis, nous risquons de perdre plusieurs éléments de l’effectif actuel s’ils mettent en exécution leur menace de saisir la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL) pour réclamer leur dû », a encore prévenu Abbes Morsli, signalant des subventions allouées par la wilaya et l’APC du chef-lieu de Sidi Bel-Abbès, estimées toutes les deux à 40 millions de dinars, qui sont bloquées au niveau des services de contrôle financier.

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