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Présidence de la FAF : Pourquoi Raouraoua n’a pas présenté sa candidature

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Présidence de la FAF : Pourquoi Raouraoua n’a pas présenté sa candidature

Le 7 juillet prochain, le public sportif connaîtra l’identité du nouveau président de la FAF, et ce, à l’issue de l’Assemblée générale élective dont les membres vont trancher entre deux candidats, à savoir, Djahid Zefzaf, le manager général de l’équipe nationale, et Abdelhakim Serrar , le président du conseil d’administration de l’ES Sétif, après le désistement de l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua, qui a préféré ne pas se porter candidat.

Un proche collaborateur de Raouraoua nous a confié que l’ancien président de la FAF se préparait avec tout le sérieux nécessaire pour succéder à Charaf Eddine Amara depuis que ce dernier a annoncé sa démission de son poste. Un grand nombre de membres de l’Assemblée générale contacta Raouraoua pour lui demander de présenter sa candidature. Un vœu que l’intéressé avait l’intention d’exaucer en commençant à préparer sa liste, qui comprenait un certain nombre de personnalités du football.

La même source a révélé, en outre, qu’avant 48 heures de la fin du délai du dépôt des dossiers de candidatures, Raouraoua a soudainement changé d’avis en faisant machine arrière, préférant laisser la place au duo Zefzaf-Serrar pour mener la bataille de l’auguste maison de Dely Brahim.

Ce soudain revirement de situation est intervenu, selon toujours la même source, après que l’ancien homme fort du football algérien a eu une discussion avec un proche très au fait des choses de la FAF. Ce dernier a tout simplement dressé un tableau noir à Raouraoua, notamment au sujet de la situation financière de la première instance footballistique nationale.

Ayant laissé derrière lui, lorsqu’il a quitté son poste à la tête de la FAF en 2017, la mirobolante somme de 700 milliards de centimes, Raouraoua a été sidéré en apprenant que les caisses sont désormais vides, et que tout l’argent qu’il avait collecté en dinars et en devises a été consommé dans des projets inutiles.




Aujourd’hui, la Fédération algérienne de football, qui était la plus riche à l’échelle africaine, est devenue la plus pauvre et croule sous les dettes. Pis, les contrats de sponsoring se font de plus en plus rares. Même le sponsor majeur de la FAF qui versait l’équivalent de 250 milliards de centimes, a réduit ce montant par cinq, alors que les autres partenaires en sont peu emballés à l’idée de renouveler leurs contrats, surtout après l’échec de la sélection nationale de se qualifier au Mondial, quelques mois après sa participation ratée à la CAN-2022 au Cameroun.

Ajoutez à tout cela, le football local est embourbé dans d’innombrables problèmes, notamment les grosses dettes des clubs envers la CNAS, les services des impôts et la CRL. Même les sources de financement des équipes ne dépendent que des aides de l’Etat… Par conséquent, il est difficile de traiter avec des clubs qui ne peuvent pas payer les salaires mensuels des joueurs et des entraîneurs, et qui font face à d’autres innombrables ennuis.

Ce n’est pas tout, puisque le dossier pertinent a trait à la sélection nationale qui a besoin d’une révolution dans son effectif, avec la nécessité de la renforcer par des joueurs au profil recherché et qu’on ne devra trouver que dans les championnats européens vu que le niveau de notre championnat laisse à désirer.

Toutes ces préoccupations ont fini par dissuader Raouraoua qui a préféré se retirer de la course, décidant de ne soutenir aucun candidat, mais il a laissé la porte ouverte pour aider tout candidat si on lui demandait de le faire.

Dans le même contexte, certains sont allés rapporter sur les réseaux sociaux que le sélectionneur national Djamel Belmadi avait informé les pouvoirs publics qu’il ne souhaitait pas travailler avec Mohamed Raouraoua, mais la réponse est venue rapidement du sélectionneur lui même, qui a démenti les rumeurs en déclarant: « Bienvenue à tous ceux qui sont capables de donner un plus au football algérien.

Je sais qu’il y a ceux qui vont présenter leur dossier de candidature, je ne peux pas parler de qui sera le futur président de la FAF’’. Il s’agit là d’un message clair que Belmadi ne veut pas s’impliquer publiquement dans le choix du prochain président.

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