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Après trois mois seulement de son arrivée aux commandes de la LFP, voilà qu’Abdelkrim Medouar est plus que jamais contesté par les présidents des clubs qui l’avaient pourtant eux même élu.

Cette situation a causé tout simplement une cassure entre les deux parties qui ne dit pas son nom. D’aucuns s’attendent d’ailleurs à ce que l’ancien président de l’ASO Chelef finisse par jeter l’éponge.



Hier d’ailleurs, une folle rumeur a circulé, annonçant Medouar avoir quitté son poste après avoir été obligé de reporter le match USMA-JSK, un report qui l’a enfoncé davantage, puisque quelques heures auparavant il jurait de tous les noms de Dieu de maintenir cette rencontre à sa date initiale, malgré la montée au créneau du président kabyle, Cherif Mellal, qui lui a ouvertement déclaré la guerre.

Cependant, ceux qui s’attendent à ce que Medouar craque aussi rapidement vont déchanter. En se référant au successeur de Mahfoud Kerbadj, il n’a nullement l’intention de démissionner.

«Je n’ai pas été élu pour fuir mes responsabilités en l’espace de quelques mois seulement», réplique le Chélifien.

Cependant, ceux qui sont au fait des choses de la LFP elle-même, n’écartent pas l’idée de voir Medouar effectivement craquer prochainement.

Ils croient même que ses joueurs à la tête de l’instance chargée de la gestion des deux championnats professionnels en Algérie sont comptés. C’est qu’à l’intérieur même de la LFP les choses ne fonctionnent pas comme ont prévu ceux qui se sont précipités pour mettre fin aux fonctions de Kerbadj.



Medouar ne parvient toujours pas à honorer ses engagements, lui qui a promis un changement radical et un mode de gestion moderne, mais sur le terrain, c’est la catastrophe. La LFP fonctionne sans SG, ni vice-président, sans parler de l’absence d’un organigramme clair de gestion.

Beaucoup d’observateurs et de spécialistes s’interrogent sur les motifs qui poussent Medouar à ne pas désigner un secrétaire général et un vice-président pour faire marcher sa ligue, alors que tout le monde sait que la présence d’un SG au niveau d’une ligue est indispensable, car il s’agit de la cheville ouvrière de la structure footballistique.

Les responsables de club qui viennent au siège de la LFP ne trouvent pas d’interlocuteurs car il n’y a personne qui peut les accueillir. Ça n’a pas été le cas avec son prédécesseur qui avait mis en place une organisation administrative pour que sa structure fonctionne même en son absence.



D’ailleurs, l’affaire USMA – JSK, avant elle celle du match MCA-JSS, ont mis à nu sa gestion chaotique et ses prises de décisions incohérentes. Il se trouve aussi que le président de la LFP n’accorde pas d’importance à son bureau exécutif pourtant élu. Il n’a jamais consulté les membres de son BL. Il travaille seul dans l’opacité totale.

Déjà, un premier membre, en l’occurrence, Belguidoum, vient d’annoncer sa démission. Il risque même d’être suivi par d’autres, même si les concernés démentent pour le moment toute intention de jeter l’éponge. Au train où vont les choses, Medouar risque tout simplement de se retrouver seul contre tous.

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