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Dans un peu plus d’une année, plus précisément le 7 août 2021, le MC Alger, fêtera son centenaire. Force néanmoins de constater que ce club, le premier musulman créé dans l’ère de l’occupation française, est toujours sans domicile fixe.

Une situation qui continue, au fil des années, de tarauder les esprits des Mouloudéens. Ces derniers, ont cru pourtant que leur club allait enfin poser le premier jalon du professionnalisme, après la pause de la première pierre de la construction d’un centre de formation, un projet des plus ambitieux pour lequel l’actionnaire majoritaire du club, en l’occurrence, Sonatrach, avait promis d’y mettre le paquet.




Mais tout le monde au Doyen a été choqué d’entendre l’actuel président du club, Abdelnacer Almas, déclarer sur le plateau d’une chaine de télévision privée, qu’il vaudrait mieux de tourner la page de ce projet, car s’agissant tout simplement d’une «arnaque».

«La montagne a accouché finalement d’une souris. Certes, l’ancien PDG de Sonatrach (Abdelmoumen Ould Kaddour, NDLR), avait certes présidé en personne la cérémonie de la pose de la première pierre de centre, en présence d’invités de marque et parmi eux l’ex-wali d’Alger, mais il s’est avéré par la suite que l’assiette de terrain sur laquelle ledit centre allait être bâti fait l’objet d’un litige juridique entre plusieurs parties, dont le ministère de l’Enseignement supérieur qui se proclame aujourd’hui comme étant le propriétaire légal des lieux.




D’ailleurs, le chantier installé, il y a près de deux années, a été vite démantelé», a révélé le boss mouloudéen, affirmant n’avoir trouvé aucun document ayant trait à ce projet à son arrivée aux commandes du vieux club de la capitale en décembre dernier.

Face à cette situation, et vu les grosses ambitions nourries par Almas et les nouveaux membres du conseil d’administration des Vert et Rouge, il a été décidé que le club s’investisse plutôt sur l’assiette de terrain de trois hectares attribuée par la wilaya d’Alger dans le cadre des mesures d’accompagnement des pouvoirs publics aux clubs professionnels.




Le même responsable a confié, à ce propos, que même cette assiette, sise dans la commune de Zeralda, a failli être récupérée par les services de la wilaya après avoir constaté une indifférence totale des dirigeants mouloudéens vis-à-vis de ce dossier tout au long des années précédentes.

«Il aura fallu qu’on relance les services concernés pour régler les procédures administratives d’usage afin de s’approprier cette assiette de terrain où on compte lancer dans les meilleurs délais les travaux d’un centre d’entrainement pour le club», a encore promu le successeur d’Achour Betrouni à la tête du conseil d’administration de la formation phare de la capitale.




Outre ce projet visant à doter le MCA d’un outil de travail, Almas a également fait savoir que son administration vient de solliciter officiellement le ministère de la Jeunesse et des Sports, en sa qualité de maître d’ouvrage du stade de Baraki en cours de réalisation, pour bénéficier de la concession de cet important équipement sportif une fois réceptionné.

«Certes, plusieurs clubs de la capitale ont formulé la même demande, mais il faudra tenir compte que le MCA, qui est le Doyen des clubs algériens, et contrairement à ses voisins, est SDF depuis plusieurs années.




Le stade du 5-juillet n’est pas réservé exclusivement à notre club, et est considéré comme lieu de notre domiciliation en vertu d’une convention nous liant à sa direction, pas plus», s’est insurgé le boss mouloudéen plus que jamais déterminé à poser les premiers jalons du professionnalisme au sein du Mouloudia.

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