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Depuis la fin du match contre le CRB, la pression est montée d’un cran sur les épaules de l’entraîneur du Mouloudia, Bernard Casoni. Adulé il y a quelque temps par les supporters qui n’ont pas cessé de revendiquer son retour depuis qu’il a quitté le club en début de l’avant dernière saison, le technicien français voit ces mêmes supporters se retourner contre lui.

C’est que dans les fiefs mouloudéens l’on est presque convaincus que l’actuel driver de leur équipe favorite montre toujours ses limites dans les grands rendez-vous, et celui d’avant-hier contre le CRB en était un.

En tout cas, la copie rendue par les Vert et Rouge dans ce match a enfoncé l’ancien défenseur de l’O Marseille et de la sélection française. Face à son homologue du CRB, Abdelkader Amrani, Casoni a tout simplement perdu la bataille tactique, exactement comme ce fut le cas il y a à peine trois semaines contre son compatriote de la JSK, Hubert Velud.




Ces deux échecs n’ont fait que confirmer le constat fait sur Casoni lors de son premier passage au Doyen, pendant lequel il avait pratiquement raté tous les matchs décisifs de son équipe, aussi bien en championnat, qu’en coupe d’Algérie et Ligue des champions africaine. La suite, tout le monde la connait, puisque le vieux club de la capitale était sorti bredouille, sonnant le glas du coach français.

Du côté de la direction algéroise l’on ne veut justement pas revivre ce scénario, surtout après que le club ait cassé sa tirelire cette saison pour renforcer son effectif par les meilleurs joueurs sur la scène nationale, de surcroît à coup de milliards de centimes.

Seulement, si depuis la fin du derby contre le CRB les spéculations vont bon train à propos de l’avenir de Casoni aux commandes techniques des Vert et Rouge, le DG Foued Sakhri et ses assistants sont vraiment dans l’embarras.

Et pour cause, leur désir de procéder à un changement au niveau de la barre technique est confronté à un sérieux obstacle. Il s’agit de la situation administrative de l’entraineur qui a signé en juin dernier un contrat de deux années. Voilà qui donne sérieusement à réfléchir à Sakhri, puisqu’il sera, dans le cas où il déciderait de limoger son coach, contraint de lui payer de fortes indemnités, sachant que le salaire mensuel de Casoni est de l’ordre de 20.000 euros.




En tout cas, Casoni a vérifié lui-même qu’il était devenu indésirable au Mouloudia. En effet, à la fin du match, plus précisément quand les joueurs et tous les membres des différents staffs s’apprêtaient à quitter le terrain pour rejoindre le parking du stade, une scène regrettable s’est produite sur le terrain.

Quelques supporters sont descendus sur la pelouse pour prononcer des mots durs à l’encontre de Casoni lui demandant carrément de démissionner. Le ton s’est vite durci entre les deux parties qui ont failli en arriver aux mains n’était l’intervention de quelques sages qui ont réussi à calmer les esprits. Cette scène montre, si besoin est, qu’en l’espace de quelques semaines la cote de l’entraineur français auprès de la galerie mouloudéenne a pris un sérieux coup.

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