PARTAGER

L’ES Tunis, battue à l’aller (3-1), tentera vendredi soir au stade Radès de renverser les Egyptiens d’Al Ahly en finale retour de la Ligue des champions d’Afrique.

Les coéquipiers de l’Algérien Youcef Belaili, auteur de la réalisation des Sang et Or à l’aller à Alexandrie, sont bien décidés à réussir une « remontada » historique contre un adversaire difficile et expérimenté.

Mouine Chaabani, qui avait disputé les éliminatoires en tant qu’entraîneur-adjoint avant de devenir l’entraîneur en chef suite au limogeage de Khaled Ben Yahya, tentera de saisir cette occasion historique pour devenir le troisième technicien tunisien à avoir conduit au triomphe de l’Espérance en Ligue des champions après Faouzi Benzarti en 1994 et Nabil Maâloul en 2011.




Il disposera pour cela d’un effectif au complet à l’exception du milieu camerounais Frank Kom et du défenseur central Chamseddine, suspendus. De leur côté, les « Diables Rouges » ne tiendront rien pour acquis, conscients qu’il suffirait aux locaux de s’imposer 2-0 pour coiffer la couronne. Ils s’apprêtent à vivre une rude soirée dans un stade rempli de supporters chauds bouillants qui pousseront Anice Badri et consorts de toutes leurs forces, comme ils l’ont fait au tour précédent contre les Angolais de Primeiro de Agosto.

Al Ahly doit garder sa cage inviolée, ou ne pas encaisser plus d’un but pour s’assurer la victoire. Face à l’enjeu, il s’en remettra à l’expérience de joueurs tels qu’Hossam Ashour. Vétéran de l’équipe, le milieu a disputé plus de 400 matches sous le maillot rouge et blanc, remporté plus de 30 titres locaux et continentaux et conduit les siens en finale l’an dernier.

Ashour sait que le penalty inscrit par Youcef Belaili n’est pas anodin. « Nous étions très concentrés sur la défense. Notre entraîneur Patrice Carteron a beaucoup insisté là-dessus », souligne-t-il. « Mais nous étions confrontés à un adversaire très dangereux et les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Le but de l’Espérance nous rendra la tâche plus difficile au retour. »

« Nous n’avons pas encore le titre. Oui, nous avons gagné 3-1, mais il nous reste 90 minutes à jouer à Radès. Le match sera difficile », prévient Ashour, qui veut éviter tout excès de confiance, même si son équipe affiche de beaux états de service dans la compétition. Et puis personne ne veut revivre le crève-coeur de la défaite subie l’an dernier en finale aux mains du Wydad Casablanca.




Tenu en échec en 2017 (1-1) chez lui au match aller, Al Ahly avait en effet laissé échapper l’espoir d’une neuvième couronne continentale avec un revers au retour chez les Marocains (1-0). Cette fois, l’avantage des « Diables Rouges » est plus confortable et Ashour est convaincu que son équipe saura faire jouer son expérience. « Nous avons eu une semaine entière pour nous préparer à la deuxième manche et nous avons les yeux rivés sur le titre », assure-t-il.

Face à l’EST, les Egyptiens seront privés de leur attaquant marocain Walid Azaro suspendu par la CAF pour deux matches, coupable d’avoir déchiré son maillot pour induire l’arbitre algérien Abid Charef en erreur lors de la finale aller.
Le vainqueur de cette prestigieuse compétition représentera le continent africain à la Coupe du monde des clubs 2018 prévue du 12 au 22 décembre aux Emirats arabes unis.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here