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Le technicien français Denis Lavagne est le troisième coach de la JSK depuis le début de saison

Comme ce fut le cas lors des précédentes saisons, la valse des entraîneurs a repris de plus belle lors de l’actuel exercice, confirmant une mauvaise vieille habitude des responsables des clubs de la Ligue 1, en quête de résultats immédiats aux dépens de la stabilité de l’encadrement technique.

Le championnat de Ligue 1 n’en est qu’à sa septième journée et ils sont déjà dix entraîneurs à avoir quitté leur poste, de leur propre gré ou limogés, pour diverses raisons. Une gestion, qualifiée d’ »approximative » par les observateurs, de responsables de certaines formations qui paniquent au moindre faux pas et cèdent au final à la pression de la rue pour sacrifier l’entraîneur, toujours sur un siège éjectable.




Les derniers techniciens en date à quitter leurs clubs respectifs sont Moez Bouakaz (US Biskra) et Aziz Abbès (WA Tlemcen), victimes des défaites concédées le week-end dernier en déplacement, respectivement face au RC Relizane (2-0) et à l’Olympique Médéa (2-1).

Samedi dernier, l’entraîneur du CA Bordj Bou Arréridj, Dziri Billel, a décidé de jeter l’éponge, au terme de la lourde défaite concédée à domicile dans le derby des hauts plateaux face au leader ES Sétif (1-5).

Triste record pour la JSK et l’USMA

Considérés comme les clubs les plus titrés sur le plan national, la JS Kabylie et l’USM Alger se sont tristement distinguées en dehors du terrain en consommant deux entraîneurs en l’espace de 7 journées seulement.




La JSK, qui avait débuté la saison sous les ordres du Tunisien Yamen Zelfani, a engagé ensuite Youcef Bouzidi, qui a réussi à redresser la barre en alignant cinq matchs sans défaite, toutes compétitions confondues, avant d’être éjecté de son poste sans raison apparente, pour être remplacé par le Français Denis Lavagne.

L’arrivée de l’ancien coach du CS Constantine (2018-2019) sur le banc du club kabyle n’a pas eu l’effet escompté, puisque l’équipe est retombée dans ses travers, en concédant lundi une défaite à Tizi-Ouzou face à l’USMA (1-2). Cette dernière n’est pas en reste, puisqu’elle a déjà écarté deux techniciens.




Le premier est le Français François Ciccolini, limogé avant même le début de la saison, pour avoir boycotté la cérémonie protocolaire post-Supercoupe d’Algérie perdue face au CR Belouizdad (1-2), alors que le second est son ancien entraîneur-adjoint, Benaraïbi Bouziane, désigné dans un premier temps pour le reste de la saison avant que la direction des « Rouge et Noir » ne décide de faire appel à l’ancien entraîneur de l’équipe, Thierry Froger.

Pour sa part, le NA Husseïn-Dey a dû se séparer le 1er janvier de Nadir Leknaoui, suite à la défaite concédée à la maison face à l’ESS (0-1) en mise à jour de championnat. Un changement qui aurait provoqué le déclic chez les joueurs, auteurs vendredi de leur premier succès de la saison, à domicile face à l’ASO Chlef (1-0) et en infériorité numérique. En attendant la confirmation.




Le NC Magra, avant-dernier au classement de Ligue 1, s’est également séparé de son entraîneur Mohamed Bacha pour le remplacer dans la foulée par Abdelkrim Latrèche. Alors que les entraîneurs cités précédemment ont quitté leur poste pour des raisons liées généralement aux mauvais résultats, Lyamine Bougherara a décidé de claquer la porte et quitter l’USM Bel-Abbès en raison de la crise financière qui secoue la formation de la « Mekerra » depuis l’intersaison, empêchant le club de qualifier ses nouvelles recrues.

Au train où vont les choses, la saison 2020-2021 risque bien de ressembler à ses précédentes en matière de changement fréquent d’entraîneurs qui fait souvent la Une de la presse, au moment où les responsables des clubs doivent plutôt revoir leur politique de gestion, affirment les observateurs.

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