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Le professionnalisme en Algérie connait tout simplement des jours sombres. Face à la faillite déclarée de la quasi-totalité des clubs des deux ligues professionnelles, leurs présidents n’ont trouvé mieux que de brandir la menace de la ‘’grève’’.

L’astuce a bien fonctionné pour les formations de la Ligue 2 qui ont réussi à obliger la LFP à reporter la 14ème journée qui était prévue pour hier, samedi.

Les présidents de la Ligue 2 qui se sont réunis mercredi passé au niveau de la capitale, ont pris la décision de demander le report de la 14e journée du championnat de Ligue 2. Ils estiment, en effet, que la situation financière ne permet pas aux clubs concernés de continuer à travailler dans la sérénité et que cette démarche vise à permettre une sortie de crise.




Une autre réunion est programmée pour mardi prochain ou les autres clubs de la Ligue 1 Mobilis, notamment, seront conviés pour parler de cette situation qui commence à devenir pesante. Notre source estime que ce problème concerne tous les clubs et que les autres présidents doivent être associés à n’importe quelle prise de décision à l’avenir.

Drôle de comportement surtout lorsqu’on sait qu’il s’agit de clubs gérés par des sociétés sportives par actions, lesquelles sociétés que nombre de dirigeants se sont précipités en 2010 à les créer dans l’espoir de bénéficier de la ‘’rente’’ que les pouvoirs publics ont promis de distribuer dans le cadre des mesures d’accompagnement décidées pour mener le professionnalisme en Algérie à bon port.

Mais tout au long de ces 9 années de professionnalisme, les milliards de centimes empochés par les clubs ne les ont finalement pas satisfait. Normal, étant donné que le gros de cet argent a toujours servi à payer les salaires des joueurs, des salaires faramineux qui n’ont jamais été à la hauteur des copies que rendent ces joueurs sur le terrain.

La preuve, rares, même très rares, sont les joueurs du championnat algérien qui font partie de l’effectif de la sélection première.




Mais cela n’est pas fait pour convaincre les présidents de clubs à revoir leurs copies. Ils se montrent toujours gourmands, comme l’atteste cette pression qui ne dit pas son nom qu’ils sont en train d’exercer sur les pouvoirs publics pour bénéficier d’autre manne financière.

« Nous sommes asphyxiés à tous les niveaux. Il est impossible pour nous de poursuivre sur ce chemin. Nous vivons des problèmes financiers importants et les promesses faites par les instances tardent à voir le jour », dira l’un des présidents de club.

Et d’ajouter : « Le problème de la chambre de résolution des litiges qui dépend de la FAF continue de se poser pour nous. Nous avons déjà soulevé ce volet lors d’une précédente réunion avec le président de la LFP. Nous sommes des clubs affiliés à la LFP et cette dernière doit nous aviser des procédures concernant cette instance », avant de rappeler que les clubs n’arrivent pas à s’en sortir avec les dettes importantes auprès de cette instance. La CRL avait exigé le payement de la totalité des dettes des joueurs pour permettre aux clubs de pouvoir recruter durant le prochain mercato.




Face à cette pression qui monte d’un cran, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui, vient de lancer une énième promesse de doter les clubs professionnels d’entreprises publiques dans le cadre d’un partenariat, mais prévenant que cette fois-ci l’argent de l’État sera contrôlé rigoureusement, tout en accordant une importance primordiale à la formation des jeunes talents.

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