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Le président du Real Madrid Florentino Perez a jugé dimanche que « la réforme du football ne pouvait pas attendre » alors que des négociations pour une Superligue européenne sont amorcées en coulisses.

« Le football a besoin de nouvelles formules, qui le rendent plus compétitif, plus émouvant, plus fort. L’impact du Covid-19 exige de nouveaux changements », a soutenu le dirigeant lors de l’assemblée générale des « socios » (supporters-actionnaires) du club.




« Tout le monde plaide pour une réforme du panorama actuel des compétitions. Des joueurs se blessent à cause de la grande quantité de matches. La réforme du football ne peut pas attendre », a prôné le président du Real Madrid, âgé de 73 ans, à la tête de la « Maison blanche » depuis 2009 après une première pige entre 2000 et 2006.

Ce plaidoyer survient alors que, en coulisses, des négociations sont en cours pour la création d’une « Superligue » européenne, serpent de mer du football européen favorable aux grands clubs.

Grand rival du Real Madrid, le FC Barcelone est devenu fin octobre le premier club à valider officiellement l’idée d’une Superligue, par la voix de son président démissionnaire Josep Maria Bartomeu.




« Je crois que le président du Real Madrid est complètement perdu avec ce sujet de Superligue, on doit mieux l’en informer », a taclé dimanche sur Twitter Javier Tebas, le président de LaLiga, organe du football professionnel en Espagne, en réponse aux propos du président madrilène.

Ce vieux projet, qui ne fait pas l’unanimité au sein des cadors du football européen, permettrait aux clubs les plus puissants du continent de limiter l’aléa sportif et de se partager le gâteau des droits télé. Il viendrait frontalement concurrencer la Ligue des champions et la Ligue Europa, organisées sous l’égide de l’UEFA avec un principe de méritocratie et de qualification européenne par le biais des championnats nationaux.




Début décembre, le quotidien britannique The Times a affirmé que l’UEFA planchait sur un projet de réforme de la Ligue des champions, qui remplacerait les traditionnelles poules par un classement général de 32 ou 36 équipes, disputant chacune 10 matches contre 10 adversaires différents. Baptisé le « Système Suisse », cette option aurait la faveur de l’instance européenne dans sa volonté de contrer les projets de Superligue.

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