PARTAGER

C’est un message crypté celui envoyé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, envers le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi, lors de sa dernière sortie médiatique.

Au micro de la Radio nationale, le premier responsable de la tutelle s’est montré, on ne peut mieux, ‘’indifférent’’ quand il a été interrogé au sujet de l’annonce par Zetchi de sa décision de ne pas briguer un deuxième mandat à la tête de l’instance footballistique nationale.




«Posez cette question à l’intéressé. Moi, je suis un fervent partisan de l’autonomie des fédérations sportives», avait répliqué Sid Ali Khaldi. Une réaction ayant suscité moult commentaires dans les milieux footballistiques. Certains sont allés jusqu’à dire que le ministre approuve à sa manière la décision de Zetchi. Ce dernier, et en dépit du fait qu’il a mené l’Algérie à remporter son deuxième sacre africain de son histoire lors de l’été de l’année dernière, il ne semble pas au bout de ses peines.




En effet, certains continuent à remettre en cause la légitimité de Zetchi et son bureau fédéral, rappelant les conditions dans lesquelles il a été plébiscité à la tête de la FAF en mars 2017. Les auteurs de cette thèse font toujours coller à Zetchi l’étiquette d’être arrivé aux commandes de la FAF grâce à la ‘’bande’’ qui détenait le pouvoir politique en Algérie.

Maintenant que le pays est entré dans une nouvelle ère, le changement est plus qu’indispensable à la tête du sport-roi dans le pays, sachant que Zetchi lui-même allait rendre le tablier après l’incident produit lors de la cérémonie organisée par l’ex-président de l’Etat, Abdelkader Bensalah, en l’honneur de la sélection algérienne après son retour du Caire. À l’époque, il a fallu l’intervention de l’ex-Premier ministre, Noureddine Bedoui, pour convaincre le fondateur de la fameuse Académie du Paradou AC de revenir à de meilleurs sentiments.




Mais cette fois-ci, l’homme se sentirait lâché, surtout après avoir reçu un niet catégorique de la part du ministre Khaldi à propos de l’amendement des statuts de la FAF, une opération qu’il a été contraint d’abandonner après l’interdiction de toucher à tout texte avant les élections des différentes fédérations.

Évidemment, Zetchi, et comme il l’a lui-même avoué, ne pouvait pas aller au clash avec la tutelle, se contentant d’annoncer qu’il ne comptait pas briguer un deuxième mandat. Il est sûrement épuisé par les attaques dont il ne cesse de faire l’objet, surtout que le camp de ses détracteurs ne fait désormais que s’élargir. Du coup, il ne lui reste que préparer son assemblée générale, prévue pour mars prochain, afin de s’adjuger son quitus et rentrer chez lui.

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here