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La Ligue 1 de football passera, c’est quasiment sûr (tous les indicateurs le laissent supposer, en tout cas) de 16 à 18 pensionnaires, en plus de la réorganisation de son antichambre, le second palier de la hiérarchie, avec le retour au système de deux groupes selon un découpage à l’évidence simple à savoir la formule des «poules» : Centre-Est et CentreOuest à 16 sociétaires chacune.

C’est, du moins et sur proposition de la Faf, ce que se propose l’AGE, convoquée pour ce mardi (10H00 du matin) au CTN de Sidi Moussa, de matérialiser dans les faits. Des «nouveautés» sur fond de déjà-vu, qui ont rarement fait leurs preuves. Encore moins, et pour diverses raisons, l’unanimité des spécialistes. Et de gros problèmes en perspectives pour une programmation déjà des plus chaotiques.





DU « BENI OUI-OUISME» REVU ET CORRIGÉ ?

On efface tout et on recommence dans un paysage footballistique national, et c’est le moins que l’on puisse dire, se cherchant éternellement. Pour ne pas dire en pleine déroute. Du sommet de la pyramide et une «Ligue 1» qui n’a de professionnelle que l’appellation et incapable d’attirer des sponsors (depuis le «divorce» aussi surprenant qu’inattendu avec «Mobilis» dont l’apport amortissait un tant soi peu le choc financier) aux petits paliers (un milieu amateur, pour être plus précis carré- ment délaissé) en butte à des problèmes récurrents l’empêchant de remplir son rôle de pourvoyeur en talents, en passant par cette L2 également dans l’impasse en raison de l’incapacité manifeste des 16 clubs la composant à répondre aux exigences d’un statut «pro» chimérique et qui pose à nouveau le problème d’un passage au pas de charge à une nouvelle forme de gestion à laquelle pratiquement aucun responsable n’était préparé.

N’a ni les compétences, ni les moyens de s’élever à un tel niveau au moment où, à l’amorce de l’An 6 du professionnalisme en Algérie, l’amateurisme-marron (marrant, et on ne fait pas une nouvelle politique avec de vieux meubles ?) régnant en maître.




18 «clients» potentiels tout en haut, et 32 un cran en dessous et d’autres problèmes insolubles (qu’en pensent les premiers concernés, en l’occurrence les animateurs d’une «élite» dans l’impasse et ne répondant que rarement, sinon jamais aux attentes du public ?) en perspective.

Aujourd’hui et à l’heure d’un «Hirak» revendiquant le changement tout azimuts et devant les rattraper fatalement, les membres composant l’honorable A.G. passeront un examen crucial où il s’agit, en premier lieu, de mettre en jeu leur crédibilité si tant est elle a encore du sens.

Ce qui pose la question tout aussi cruciale de connaître les intentions des uns et des autres et leur capacité à démentir, une fois n’est pas coutume, cette réputation qui leur colle désespérément à la peau et qui veut que toute AG qui se respecte, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire, n’est souvent convoquée que pour la forme, les sujets débattus tournant souvent, sans surprise, à la simple formalité, les mains levées se chargeant (l’isoloir n’y pouvant rien) de terminer le «boulot» décidé ailleurs.




L’AGE, «souveraine», dira-telle (en a-t-elle au moins les moyens ?) non à la proposition de la Faf ? A un «projet» apparemment à valeur de «décision» non destinée à débat et qui, comme pour bien des «propositions» auparavant, prend la forme d’un drôle de «colis» (plutôt un cadeau empoisonné ?) destiné à une trajectoire dans la lignée des acclamations et autres plébiscites auxquels l’opinion s’est bien, malgré elle, habituée.

Pourquoi donc une AGE et pourquoi maintenant alors que l’exercice 2019-2020 vient de boucler sa 5e étape à l’ombre de la résurgence des problèmes nombreux auxquels font justement face les 32 formations (entre Ligues 1 et 2) se revendiquant de l’appellation pompeuse de «professionnelle» quand tout ce beau monde ou presque a déposé les armes en en appelant à la généreuse contribution des pouvoirs publics.

ON LIQUIDE ET…ON S’EN VA !
Des subventions étatiques sorties, on ne le rappellera jamais assez, des poches d’un pauvre contribuable n’acceptant plus de jouer le rôle ingrat de dindon d’une farce de mauvais goût, nos vedettes, grassement payées, se révélant de médiocres artistes accouchant hebdomadairement d’un piètre spectacle. Des «stars» à la peine et s’adonnant à un pousse-ballon à la limite de l’insulte au beau jeu.




Les Ligues 1 et 2 en passe de … passer (qu’en pense encore une fois cette famille désunie et rarement aussi unanime quand il s’agit de la défense d’intérêts occultes ou bassement «clubardes», pour ne pas dire personnels ?) à une autre étape, entraînant dans leur sillage ce qu’on appelle les petites divisions où il n’est jamais facile de sortir du lot.

D’inextricables problèmes en prime. Et, justement, ces clubs, en faillite généralisée, sont-ils prêts à assumer ces «changements» en donnant leur quitus à une Faf, et par ricochet à la Lfp déjà mal servie par l’imbroglio des compétitions africaines et régionales (pour cette seule saison, ils sont pas moins de sept représentants algériens à tenter l’aventure jusque-là avec plus ou moins de bonheur et l’assurance déjà de durer longtemps, la JSK, l’USMA, le PAC et le CRB qui ont plus qu’un pied en phases de poules sur le continent après une entrée en matière qu’on dirait fracassante, le MCA, le CSC et la JS Saoura que le sort a mis sur le chemin des adversaires de petit calibre, respectivement en Champion’s league africaine, Coupe de la Caf et Coupe arabe, c’est dire toute la difficulté à caser tout ce beau monde dans des délais respectables, sans parler des nombreuses échéances qui attendent, dans un avenir proche, l’E.N. dont l’objectif est de confirmer son nouveau statut de N°1 africain en faisant le plein en éliminatoires de la CAN 2021 et du Mondial 2022, ce dernier objectif figurant parmi la priorités des priorités) montrant, si ce n’est pas pour des considérations d’ordres électoralistes (on prépare déjà les prochaines élections qui pointent à l’horizon, le président, selon toute vraisemblance et malgré des «envies» de partir, ne serait pas contre une reconduction et un nouveau mandat lui permettant de durer et laisser son empreinte) qu’on imagine, selon les observateurs, en passe de tenter un coup de force sans en mesurer les retombées.




Avec quatre étapes, et ce n’est pas rien, à ajouter à la saison en Ligue1 (34 matches désormais contre 30 actuellement), la mission ne s’avère pas des plus aisées.

Des questions (il n’en manque pas) auxquelles l’AGE devrait répondre non sans engager sa crédibilité, elle qui demeure dans l’œil du cyclone de ses pourfendeurs pour avoir joué, trop souvent que de raison, le rôle ingrat de simple caisse de résonance et se présentant à ces drôles de conclaves pour seulement entériner des décisions pour lesquelles on lui demande rarement son avis.

Si, également, ce projet, initié apparemment à la va-vite, ne semble pas rencontrer une grande adhésion, beaucoup de spécialistes mettant en avant «l’absence de bases aussi bien technique, scientifique qu’économique», d’autres soulignent le casse-tête sur le plan légal d’une AG Extraordinaire pour le moins «en mal de légitimité». On en saura un peu plus en fin d’après-midi.

Qui a dit que les mauvais réflexes ont la peau dure ? Merci «madame» l’A.G de nous prouver, enfin, le contraire en nous confortant, même s’il ne s’agit que de football, la locomotive d’un sport national f… le camp, dans l’idée que l’Algérie toute entière s’apprête à entrer de plain-pied dans une nouvelle ère. Celle du débat démocratique et ses nombreuses vertus. Avec la réussite qu’espèrent, de tout cœur et en chœur ses enfants.

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