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Pour sa première sortie médiatique après son installation à la tête de la barre technique de la sélection nationale, Rabah Madjer, s’est montré optimiste quant aux chances de sa réussite pour son troisième passage en tant que sélectionneur national, et ce, malgré les fortes critiques dont il fait l’objet depuis l’annonce de sa succession au technicien espagnol, Lucas Alcaraz.

En effet, Madjer, même s’il reconnait que les clignotons sont aux rouges, l’ancienne star du FC Porto reste persuadé qu’il a un bon coup à jouer en compagnie du reste de son staff, notamment ses deux assistants, Meziane Ighil et Djamel Menad.

L’homme va même jusqu’à promettre tout simplement une équipe nationale de ‘’gladiateurs’’, une manière pour lui de dire que le problème des Verts depuis qu’ils ont entamé leur traversée du désert est d’ordre psychologique.

En fait, Madjer n’est pas le premier technicien à avoir cette réflexion. Tout le monde s’accorde à dire, y compris certains cadres des Fennecs à l’image du capitaine Raïs M’Bolhi, que les joueurs de l’équipe nationale ont beaucoup perdu de leur ‘’grinta’’, soit cet état d’esprit qui leur avait permis de qualifier l’Algérie aux huitièmes de finale de la coupe du monde de 2014 pour la première fois de son histoire.

C’est à croire ainsi que Madjer fait toujours confiance à cette même génération de joueurs, une thèse qu’il va lui-même confirmer au cours de sa conférence de presse de jeudi. D’ailleurs, il va vite mettre un terme au suspense en annonçant qu’il ne comptait pas procéder à une ‘’révolution’’ au sein de son effectif.

«Déjà, pour le prochain match contre le Nigeria, il n y aura pas beaucoup de changements dans l’effectif qui sera appelé à affronter les Super Eagles. Personnellement, je reste convaincu que cette génération de joueurs a encore des arguments à faire valoir pour rendre d’autres services à l’équipe nationale et à l’Algérie», a insisté le champion d’Europe en 1987 avec les ‘’Dragons’’ portugais. Toujours est-il que l’homme, en collaboration avec Menad et Ighil, laisse ouvertes les portes des Verts, aussi bien pour les joueurs du cru que ceux évoluant à l’étranger.

Par ailleurs, et comme le nouvel entraineur national connait très bien la maison, allant jusqu’à analyser à maintes reprises les raisons de l’échec algérien sur la scène africaine, il compte en tirer la leçon.

La recette consiste, selon lui, dans le changement du mode de préparation des Fennecs pour les rendez-vous continentaux. Déjà, l’ancien joueur du NAHD projette de préparer la prochain CAN, soit celle de 2019, dans un pays limitrophe au Cameroun, le pays hôte de la fête footballistique africaine.

«Pour parvenir à s’imposer dans notre continent, il faudra tout simplement africaniser l’équipe nationale», a –t-il estimé.

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