Accueil LES VERTS Djamel Belmadi : «Nous n’avons rien laissé au hasard»

Djamel Belmadi : «Nous n’avons rien laissé au hasard»

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L’entraineur de la sélection algérienne Djamel Belmadi a assuré, hier, que rien n’est laissé au hasard en vue du match contre le Burkina Faso, ce soir (17h00), dans le cadre de la dernière journée des éliminatoires du Mondial-2021.

«On sait que le match face au Burkina Faso est décisif pour espérer le barrage du mois de mars. On est à 3 matches de la Coupe du Monde. Il faudra faire le nécessaire demain pour rester en course», a-t-il dit d’emblée lors d’une conférence de presse qu’il a animé au centre technique de Sidi Moussa.

Il faut dire que Belmadi a bien ‘’scanné’’, comme à son habitude son adversaire, mais il reste persuadé que tout va se jouer sur le terrain. «Le résultat nous dira si l’on a bien étudié le Burkina Faso mais oui, on a passé du temps à observer notre adversaire. Le Niger et le Burkina Faso ont deux styles totalement différents. Le Niger joue à 5 derrière, avec un bloc bas et des contres.




Le Burkina joue à 4, à l’idée de ressortir le ballon proprement de derrière. Tout cela n’a rien à voir», a-t-il commenté au sujet de la manière de jouer de son adversaire aujourd’hui par rapport à celle de l’autre adversaire du groupe, le Niger. Et d’ajouter : «Face à des équipes comme le Burkina Faso, nos directives tactiques sont différentes, leur philosophie n’est pas la même. Chaque match a sa vérité et leur match face au Niger a été étudié, bien sûr, mais leur match face à nous sera tout autre. Même s’ils avaient gagné face au Niger, le Burkina Faso aurait dû gagner ici pour accéder au barrage du mois de mars. On s’y était préparés.

Seule une défaite de leur part aurait pu changer foncièrement la donne». S’exprimant sur l’état de la pelouse du stade Tchaker, il dira : «On s’est entraînés à Tchaker, j’ai inspecté la pelouse.

Elle est bien meilleure qu’aux deux dernières trêves, ce qui n’était pas très difficile. Je veux un jeu offensif, garder le ballon, je n’étais pas défenseur à mon époque! Donc tant mieux. Nous avons marqué 23 buts pendant cette campagne et c’est une satisfaction, bien sûr, parce que j’aime marquer, j’aime donner du plaisir à nos supporters. Il est nécessaire de trouver le bon équilibre dans notre jeu. Cela dit, il ne faut jamais perdre de vue l’objectif d’accéder à la Coupe du Monde au Qatar. Le carré vert, c’est là où la vérité s’établit.», a-t-il commenté.

«On répondra à l’entraineur du Burkina Faso sur le terrain»

Poursuivant sur l’adversaire, il ajoutera : «Je n’ai aucune inquiétude quant à la manière de jouer du Burkina, même si certaines situations étaient limitées à l’aller. Qu’ils aient envie de gagner, c’est leur droit. Certes, viendra le jour où nous perdrons, bien sûr, mais demain, ce ne sera clairement pas le bon moment pour ça».




Concernant les critiques dont il fait l’objet, comme quoi il table souvent sur les mêmes joueurs, il a répliqué : «J’ai sélectionné 35 joueurs durant la campagne de qualifications, 32 ont joué. C’est une réponse à ceux qui disent que l’équipe ne change pas, que nous sommes dans l’immobilisme parce qu’ils voient Mahrez à chaque trêve. Si un joueur est en équipe nationale, c’est qu’il fait partie d’une élite, qu’il est normalement important dans son club.

Avec la sélection, ils ont envie de jouer et cette rotation permet à tous de se sentir importants, concernés». S’agissant de Youcef Belaïli, qui s’est blessé lors du précédent match contre Djibouti, le coach national s’est montré rassurant : «Hamdoullah, Youcef Belaili va bien et sera prêt pour demain».




Belmadi en a profité au passage pour déplorer l’attitude des arbitres face aux ‘’agressions’’ dont sont victimes très souvent les joueurs algériens, comme ce fut le cas lors du précédent match. Il espère, en outre, que l’arbitre du match d’aujourd’hui soit correct, d’autant qu’il s’agit d’un réferee de haut niveau.

Réagissant à la guerre psychologique qu’a enclenchée l’entraineur du Burkina Faso depuis un bon bout de temps, Belmadi se voulait serein : «L’entraineur du Burkina est libre de dire ce qu’il veut. Notre réponse sera sur le terrain. Je peux dire néanmoins que moi je connais déjà le onze qu’il va aligner, ce qui n’est pas le cas pour lui concernant notre équipe», s’est-il contenté de dire.

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