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Sauf revirement de situation de dernière minute, l’ancien star du football algérien, Rabah Madjer, va succéder à l’Espagnol Lucas Alcaraz à la tête des Verts dans les prochains jours. Et ce n’est pas un poisson d’avril, vu qu’on est en plein mois d’octobre.

Tout le monde a été stupéfait d’apprendre que le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi – si c’est lui qui décide bien sûr -, se dirige vers la nomination de Rabah Madjer à la tête de la sélection algérienne en remplacement du coach espagnol, Lucas Alcaraz, démis de ses fonctions après seulement quatre mois de travail en Algérie.

Pourtant, le nom de Madjer n’a guère été cité dans la short liste arrêtée par le bureau fédéral qui s’était réuni en session extraordinaire mercredi dernier. Ce fut plutôt l’ancien international algérien, Djamel Belmadi, qui tenait la corde, avant que certaines considérations n’entrent en jeu pour faire pencher la balance au profit de l’actuel conseiller technique du président de la FAF.

La décision prise à l’unanimité par les membres du BF de limoger Alcaraz a vite ouvert la voie aux plus folles des spéculations concernant l’identité du prochain sélectionneur.
Il faut dire que Belmadi a fait l’unanimité. Il fait partie des solutions évoquées à chaque fois par la rue algérienne. Les gens le voient comme solution aux derniers problèmes de la sélection.

C’est donc avec enthousiasme qu’ils attendaient des infos réjouissantes en provenance de la FAF, mais en si peu de temps, il y a eu un peu trop de travail dans les coulisses, des pressions qui ont fini par renverser la vapeur.

En effet, des choses se sont passées dans les coulisses pendant les dernières 48 heures qui ont écarté la piste Belmadi et ont mis Madjer en pole position. Ce dernier a donc renversé la vapeur en sa faveur, mais qu’est-ce qui s’est passé au juste dans les coulisses pour que la piste Belmadi soit écartée aussi facilement pour être remplacée par celle de l’ancien joueur de Porto ?

Des sources proches du dossier révèlent que le président Zetchi, qui avait déjà discuté avec Madjer, aurait subi des pressions pour faire de l’ancien Nahdiste la piste numéro 1. Les pouvoirs publics se sont en effet mêlés encore une fois après avoir exigé le départ d’Alcaraz. L’Espagnol n’a certes pas encore résilié son contrat et la FAF devra passer par la table des négociations pour le régler.

Mais la succession est d’ores et déjà assurée avec ce choix dicté et validé par le premier responsable de la FAF, un choix pas forcément partagé par les membres du bureau fédéral, en particulier le deuxième vice-président, Bachir Ould Zmirli, à qui l’on a confié mercredi la mission de contacter Belmadi.

Madjer devrait ainsi revenir aux commandes techniques de la sélection algérienne, un poste qu’il avait quitté forcé en 2002, après une élimination au premier tour de la CAN au Mali et l’épisode de son conflit avec l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua.

D’ailleurs depuis, le champion d’Europe avec le FC Porto en 1987 n’a jamais travaillé sur le terrain, si l’on excepte un bref passage sur le banc de touche de la formation qatarie d’Al-Rayyan en 2006, ce qui pousse la vox populi à qualifier de pari risqué la très probable nomination de Madjer à la barre technique des Verts.

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