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La justice américaine a accusé la Russie et le Qatar d’avoir «acheté» des voix pour l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, rapporte mardi France Football. Dans un rapport publié lundi, la justice américaine a mis en accusation les deux pays, hôtes des compétitions en 2018 et 2022, en raison de l’achat supposé de voix visant à obtenir l’accueil des deux Coupes du monde.




«C’est la première fois, après des années d’enquêtes et de soupçons, qu’un rapport aussi clair et détaillé voit le jour», estime FF. La justice américaine, et a fortiori les enquêteurs en charge des investigations sur le FIFAgate, ont dévoilé lundi 70 pages de révélations et d’explications, mettant en accusation la Russie, le Qatar, et plusieurs anciens responsables de la FIFA, incriminés pour avoir «reçu des pots-de-vin».




«Le profit et la corruption dans le football mondial sont des pratiques très ancrées et communément connues depuis des dizaines d’années», détaille dans le document William Sweeney, directeur adjoint du FBI. Les premières accusations publiques remontent à 2015.

Le procureur de Brooklyn, en charge de l’enquête, révèle noms et méthodes. Plusieurs officiels sud-américains sont accusés de corruption, parmi eux Nicolas Leoz, un temps à la tête de la CONMEBOL (Confédération sud-américaine, ndlr), Ricardo Texeira, ancien président de la Fédération de football brésilienne, Julio Grondona, ex-patron de la Fédération argentine et passé par la vice-présidence de la FIFA, et Jack Warner, président de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, ndlr), de 1990 à 2011 et vice-président de la FIFA entre 1997 et 2011.




Ce dernier aurait touché, via un système de sociétés factices, cinq millions d’euros pour offrir son vote à la Russie. Parmi les champs d’investigation des enquêteurs américains, est également détaillée une enquête sur les droits télévisuels des deux compétitions.

Accusés de «fraude éléctronique» et «blanchiment d’argent», d’anciens cadres de «sociétés de médias et marketing sportif», comme écrit par L’Equipe, sont mis en cause.

On retrouve notamment le nom de Gerard Romy, cofondateur d’Imagina, le groupe espagnol devenu Mediapro, détenteur des droits TV de la Ligue 1 française pour les quatre prochaines saisons.

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