La JS Kabylie peut maintenant se consacrer totalement au championnat

À toute chose malheur est bon ? Qu’à cela ne tienne. En n’arrivant pas à faire mieux que le nul blanc (0-0) au stade du 1er Novembre de Tizi- Ouzou face aux Congolais du TP Mazembe, et au-delà de la déception bien légitime de l’élimination aux portes de la phase des poules dans une compétition avec laquelle elle a signé une belle histoire d’amour, la JSK, qui joue sa survie en Ligue1, avec de sérieux doutes quant à son maintien, sait ce qu’elle doit maintenant faire dans sa quête de survie.

C’est devant des tribunes jamais aussi mieux garnies cette saison qu’à l’occasion de ce match retour du second tour éliminatoire-bis de la Coupe de la CAF, que les «Canaris» du Djurdjura ont entamé ce qui devait être une seconde «remontada» de suite après celle réussie, et de quelle manière (une belle prestation conclue avec un festival offensif, l’attaque «jaune et verte» s‘étant donné à cœur joie avec quatre jolies réalisations) au précédent tour, contre cette fois un gros morceau ou ce qui se fait de mieux sur le continent depuis quelques années déjà.

Face au détenteur en titre de ce qu’on désigne communément de C2 (un peu moins prestigieuse et rentable financièrement que la Champions League, assez mieux lotie, car bien dotée en termes de récompenses), le TP Mazembe dont l’expérience acquise lui permet de marquer et sa présence et son territoire sur les deux compétitions (avant de signer une intronisation face aux Algériens du MO Béjaïa en 2016, ils marqueront les esprits en montant sur le toit africain, en venant damer le pion à Alger même (1-2, à Bologhine s’il vous plaît, ce qui démontre de la qualité de cette équipe crainte sur tous les terrains et devenue une belle référence, un exemple de professionnalisme, avec des moyens dignes des grands sigles européens, et une gestion qu’on dit parfaite) à l’USM Alger, avant d’assurer l’essentiel à Lubumbashi avec un nul synonyme de couronne méritoire et largement méritée.

Pour dire que la mission des Kabyles, qui en voulaient terriblement, mais qui partaient avec le désavantage des deux buts encaissés à l’aller contre zéro de rendu, n’était pas de repos devant un client qui saura gérer au mieux et la pression d’un public record (définitivement de retour espèrent les dirigeants sur la voie du sauvetage) et cet avantage qui tournera finalement à l’impossible pour les Boulaouidet and Co devant une défense bien regroupée autour de son dernier rempart, un portier international ivoirien d’une présence remarquable.

Une arrière garde congolaise bien en jambes, très concentrée et au métier consommé. Des arguments qui finiront par décourager les Algériens qui tenteront tout avant de se rendre à l’évidence que les dieux du stade n’étaient pas de leur côté en cette belle soirée printanière qui ouvrira peut-être (les joueurs, bien que sous le coup de la déception de sortir les mains vides, n’oublieront pas de saluer leurs fans venus enfin en force les soutenir, en leur demandant de rester à leurs côtés et les aider à rester en vie en championnat où le club est appelé à une de ses plus difficiles fin de saison depuis son accession en élite) une nouvelle page dans les relations tumultueuses (le parcours pour le moins catastrophique enregistré jusque-là est passé par là) de ces trois dernières années, la formation chère au désormais très critiqué boss Hannachi (sur le départ à moins d’un retournement de dernière minute, après des décennies de bons et loyaux services), alignant les contre-performances. Présents comme jamais, les joueurs du duo Rahmouni- Moussouni ont tout tenté, mais finalement sans succès, pour contourner la muraille adverse qui aura multiplié les sauvetages avant de finir par décourager les Izerghouf, Medjakane et autres Zerguine ou Benaldjia. Des ratés en série, voire une impuissance illustrée par ce face-à-face (23e) de Boulaouidet mal négocié, ou ce tir sur le poteau du même Benaldjia, à la 74e qui fera lever le stade qui croyait enfin à l’ouverture du score.

Deux belles opportunités et un exploit qui s’envole pour laisser place à une déception mêlée à un gros soulagement pour un onze enfin «libéré» de ses engagements internationaux. Prié tout simplement, par ce petit «service», de reprendre au plus vite ses esprits et se consacrer à ses échéances nationales où, et pour cause de mauvais résultats, il joue le maintien à la route russe, ses chances, quoique toujours entières, ne prêtant pas à l’optimisme au vu de sa position au classement général provisoire (14e avec seulement 22 points au comptoir) et bien que comptant un avantage certain, face aux autres candidats à l’ascenseur avec des matches en retard considérés comme un sérieux «bonus», un joker à même de peser de tout son poids dans la balance dans cette lutte désespérée.

En commençant par retrouver cette confiance devant la cage adverse, se défaire de ce blocage, cette peur omniprésente, notamment dans leur fief tizi-ouzéen et leur fidèle public qui ne comprend rien à la situation. Ne leur pardonne surtout rien, lui qui est habitué à voir ses «Canaris» survoler tout le monde.

À jouer, du moins, et toujours, les tout premiers rôles sur tous les tableaux. Pour dire que ce n’est pas, et les premiers concernés (les joueurs) le soulignent dans leurs propos, seulement une question de malchance. Après donc la «corvée» africaine qui aura servi, au moins, à remonter le moral de troupes conscientes de la qualité du groupe, place à nouveau à l’objectif des objectifs de cette fin de saison de tous les risques : Le maintien. On tourne la page africaine et retour aux choses sérieuses intra-muros. Dur, dur, dur.

Mais au pied du Djurdjura on y croit. Fermement. Passé le rêve africain, la JSK ne va pas tarder à se retremper dans la réalité de la Ligue1. Difficile pour une équipe en déficit flagrant de confiance. Le temps de retrousser les manches. Plus qu’urgent pour un sigle capable de mieux. Mérite mieux. …
A. A.

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